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440 € /personne

TREK SPORTIVE A TRAVERS  LES ZONES LES PLUS ENCLAVÉES DE L’ÎLE

AMBOHIMAMASINA – MANAKARA

Parcours intensif nécessitant une très bonne forme physique.

Départ tôt le matin et déjeuner pique nique

Préparez-vous à l’expérience d’une vie. Nous avons très récemment ouvert ce trek reliant les hauts
plateaux du peuple betsileo aux rivages de l’océan, à travers le corridor forestier de forêt tropicale
humide. 5 jours durant, vous marcherez au sein du Madagascar inaltéré depuis des siècles, à la
nature luxuriante et à la population villageoise vivant totalement en autarcie. Vous verrez défiler de
multiples climats et ethnies, dans des paysages variant drastiquement d’un jour à l’autre. Ce sera
aussi une occasion de témoigner de la raréfaction de ces espaces dits « protégés » et de vous heurter
au style de vie modeste mais suffisant du Madagascar profond, où l’on vit sans se soucier le moins du
monde de l’extérieur. Vous ressortirez changé et serein de ce périple, nous vous le garantissons ; ces
terres sont propices à la contemplation et à l’humilité

Jour 1 :

Départ d’Ambohimamasina dès l’aube, nous commençons la descente dans la vallée
jusqu’aux villages environnants. Le passage à travers les rizières est enchanteur et
l’eau est partout. Il faut traverser les collines qui nous séparent du col pour arriver à
l’orée de la foret secondaire. Une petite rivière s’est creusé un lit au sein d’une
végétation dense. Nous quittons déjà la région betsileo, le dialecte change et nous
croisons beaucoup de porteurs de rhum, qui viennent vendre leurs bidons dans les
hauts plateaux en échange de café. La plupart sont des « tanala » (peuple de la forêt).
Nous rentrons dans la forêt primaire et commençons l’ascension jusqu’à la falaise qui
marque l’extrême frontière de la province d’Ambohimamasina. La forêt tropicale
humide est cependant rongée de toutes parts par le tavi, la culture sur brulis, et la
déforestation.
Cette partie de la forêt est un des derniers bastions d’un groupe de lémuriens, dont la
population qui se raréfie d’année en année. La descente est technique, dans les
tranchées de terre rouge creusées par les transhumances de zébus. Malgré la saison
sèche, le ruisseau vrombit et forme des cascades en contrebas et la nuit tombe vite. Le
point de bivouac se situe dans la première clairière q ue nous rencontrons. Une famille
de dix, très pauvre, y a élu domicile et a défriché les alentours à la machette et au feu.
L’endroit est très tranquille, sur la rive du torrent.

 

Jour 2 :

Pour arriver jusqu’au au village de Tsarakianja où nous passerons la nuit, il nous faut
descendre à travers les montagnes. Chaque petite vallée abrite une famille. Ces gens
vivent comme leurs ancêtres ont toujours vécu, pratiquant l’agriculture à très petite
échelle et un artisanat archaïque. Dans une des petites cases, un forgeron répare ses
outils. Nous descendons encore, toujours en suivant l’eau, et nous passons par de
nombreux villages très paisibles et pittoresques. Très peu de vasas (d’étrangers)
passent par ici, c’est donc au milieu des regards insistants et d’une hospitalité
extraordinaire que nous arrivons dans un cirque vert où les villageois ont aménagés de
grandes rizières. Le paysage est à couper le souffle, et après avoir installé les tentes,
nous pouvons contempler la lumière du crépuscule inonder cette vallée coupée du
monde.

Jour 3 :

Après quelques kilomètres de marche à travers les rizières, nous arrivons à la première
réelle ville depuis notre départ : la ville de Ambolomadinika où règne encore un roi qui
, fadi oblige, est le seul à pouvoir réveler les secrets de sa ville, moyennant 30 000
Ariary. La rivière est notre meilleur guide pour descendre jusqu’ à la mer, elle s’élargit
et s’apaise alors que nous continuons de la suivre jusqu’au village d’Ambalavari. Le
4*4 brousse le plus proche est à trois jours de marche. La population toujours
grandissante dans cette région a rendu la culture sur brulis et ses conséquences
inévitables. Il y encore 8 ans, les lémuriens vivaient dans cette forêt mais les habitants
ne les ont pas épargné.

 

Jour 4

Le climat a beaucoup évolué depuis la fraîche humidité qui embrumait la forêt
primaire. Il fait maintenant bien plus chaud et l’air sec sied plus au ravinalas, les
fameux arbres du voyageur qui ont repeuplés les collines déforestées. L’éducation des
jeunes est très difficile car les collèges les plus proches sont à plusieurs heures de
marche, et représentent un grand coup pour les familles de paysans. La moyenne
d’enfants par foyer avoisine 8, la contraception n’existe ni en pratique ni en théorie
ici, et chaque génération doit étendre les zones cultivées, au détriment de l a forêt.
On cherche l’or (l’argent rouge) au milieu des zébus et des martins pêcheurs. Nous
pouvons même apercevoir notre point de départ, la montagne d’Anbondrombe qui
trône à l’horizon. .Juste après avoir traversé la rivière sur une pirogue
particulièrement instable, la petite commune d’Ambudimangavula. L a population se
montre encore très intéressée par les étrangers et il n’y a pas encore la moindre trace
de réseau. La piste, à partir de là, devient une route et nous pouvons parcourir
beaucoup plus de distance. Il nous faut cependant rejoindre une petite bourgade à
encore deux heures de marche pour installer le campement.

 

Jour 5 :

C’est donc sur une route que nous marchons jusqu’à notre prochaine étape, Bekatsa.
La population ici peine à se développer faute d’infrastructures et de moyens pour les
réparer. Un charmant ruisseau y passe; la population grandissante, les traces de 4*4 et
les vélos indiquent bien que nous avons quitté les hautes-terres isolées, et que c’est
maintenant chez l’ethnie antémoro (le peuple des rivages) que nous passons. La route
s’aplanie, le vent marin et les cocotiers remplacent vite les ravinalas. Encore quelques
dizaines de kilomètres pour atteindre la ville d’Ambahive. La mer semble toute proche,
mais gardez courage car il faut encore passer la nuit, et pousser sur les derniers 38 km
pour rejoindre Manakara et le ranomasina « l’eau salée », comme les Malgaches
appellent la mer.

 

Jour 6 :

La route se fait plus plate, et l’air marin plus salé. Il faut encore marcher, sur du plat cette fois, pour
rejoindre Manakara, mais il est toujours possible de prendre un taxi brousse sur cette portion.
Une fois arrivés vous aurez droit à un repos bien mérité, dans une ville et une région bien différente
de celles que vous aurez traversées en 6 jours.
Nuit à l’hotel

Jour 7 :

Le matin, visite du canal et de la ville
de Manakara en pousse pousse, et du
centre de la ville, puis transfert sur
Fianarantsoa par une route en très
bonne état. Vous passerez notamment
par Ranomafana.

Tarif 

à partir de 440 € TTC /personne

Le prix comprend :

Matériels de cuisine

Taxes communales

Guide accompagnateur

Guide local

Porteurs

Cuisiniers

Droit de camping

Matériel de camping sauf sac de couchage

Trousse de pharmacie

Repas en pension complète

Visites des lieux

Le prix ne comprend pas :

Sacs de couchage

Eau et autres boissons

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